La maquette 3D numérique du
trésor des marseillais restitué dans son environnement naturel
s'inscrit dans le cadre de l’exposition « Le trésor des
marseillais » réalisée à l’occasion de l'Année « Marseille
capitale européenne de la culture 2013 ».
Cette
maquette s’appuie sur les documents fournis par l'École Française
d'Athènes (relevés, plans, coupes, façades, restitutions) ainsi
que sur deux relevés exhaustifs réalisés in-situ par le
laboratoire MAP et l’E.F.A.
Le
relevé In-situ
Le
première partie du travail consiste à réaliser un relevé
exhaustif de
la situation existante du Trésor des Marseillais. Pour réaliser
l'acquisition, nous avons opté pour deux outils numériques
différents, une acquisition
lasergrammétrique (par balayage laser) ainsi qu'une acquisition par
photogrammétrie multi-vues haute résolution.
Lors
de l'acquisition lasergrammétrique, un scanner
laser 3D à décalage de phase (« Faro Photon ») a été
utilisé pour couvrir
le plateau de Marmaria,
zone du sanctuaire où se situe le Trésor des Marseillais,
avec une densité de points suffisante pour la modélisation 3D. Au
total 9 stations ont permis de numériser l'ensemble du site. Chaque
station couvre un champ de vision totale de 360°.
Le
relevé photogrammétrique se compose de 12 panoramiques sphériques. Une
prise de vue sphérique est une prise de vue à 360 degrés
(acquisition omnidirectionnelle) autour d'un point central appelé
le centre optique, ce qui permet de réaliser des images de la
totalité de l'espace photographié. Pour ce faire, nous avons
utilisé un appareil photographique reflex Nikon D3X et une rotule
motorisée automatique « GigaPan ».
C'est
de ces deux acquisitions que tout le processus de construction
numérique du Trésor découle.
Réalisation de l’environnement du Trésor des Marseillais
Les
12 panoramiques sphériques réalisés in-situ sont assemblés,
à l'aide d'un logiciel de création de panoramiques, dans le but
d'exploiter et de récupérer les informations spatiales et
dimensionnelles de l'espace photographié.
Une
fois assemblé, il est nécessaire de «calibrer» l'ensemble des
panoramiques sphériques à l'aide d'un logiciel de photogrammétrie
afin de les référencer entre elles au sein d'un espace
tridimensionnel numérique. Pour calibrer les sphères les unes par
rapport aux autres, il faut identifier sur chacune d'entre elles un
réseau de points homologues.
Un
point homologue est un point caractéristique appartenant à
plusieurs images. La détection de ces points sur chaque image peut
se faire manuellement ou automatiquement. Dans notre cas, il s'agit
de points détectés manuellement.
Pour terminer, les images sphériques sont exportées dans un logiciel de modélisation. Elles sont importées sous forme de « caméras » (points de vues) possédant des coordonnées X,Y,Z. Il faut alors créer un objet « sphère » que l'on positionne dans l'espace 3D de sorte que leur centre de rotation de la sphère coïncide avec le centre optique des « caméras » importées. Les panoramiques sphériques sont ensuite projetées sur les sphères pour obtenir l'environnement naturel du Trésor des Marseillais.
Les
modèles numériques
Dans
un premier temps, il s'agit de réaliser un modèle numérique 3D de
l'état actuel du Trésor des Marseillais afin d'obtenir une
restitution théorique correspondant à une réalité géométrique.
Ainsi, le modèle théorique obtenu pourra être replacé dans son
environnement.
_
Laboratoire MAP-GAMSAU (UMR 3495 CNRS/MCC). [www.map.archi.fr]
Partenariat
: La ville de Marseille dans le cadre de « Marseille
capitale européenne de la culture 2013 » | L’École Française d’Athènes | Maud Mulliez.
[http://www.mp2013.fr/le-tresor-des-marseillais-500-av-j-c-leclat-de-marseille-a-delphes]
[http://www.mp2013.fr/le-tresor-des-marseillais-500-av-j-c-leclat-de-marseille-a-delphes]



